Mon interview au Petit Journal de Bucarest 08.05.17

LEGISLATIVES 2017 – Philippe Gustin, candidat investi par les Républicains pour les élections législatives dans la 7ème circonscription des Français de l’étranger

 

Les Français résidant à l’étranger s’apprêtent à voter le 4 juin pour le premier tour des élections législatives de 2017, ceux ou celles qui les représenteront à l’Assemblée Nationale. Les expatriés français sont répartis entre 11 circonscriptions dans le monde, la Roumanie faisant partie de la 7ème circonscription. Cette semaine nous vous présentons Philippe Gustin, préfet et ancien Ambassadeur de France en Roumanie, candidat investi par les Républicains.

 

Pouvez-vous nous résumer votre parcours et nous préciser quelles ont été vos motivations pour entrer en politique ?


 
Après une première carrière dans l’enseignement et le culturel à l’étranger , j’ai passé le concours interne l’ENA et opté à la sortie de l’école pour le corps préfectoral. En 2007, j’ai rejoint le cabinet de Christine Lagarde puis en 2009 je suis devenu préfet et directeur de cabinet du ministre de l’éducation nationale. J’ai été ambassadeur de France en Roumanie de février 2012 à mai 2014. Je m’engage en politique aujourd’hui parce que j’ai conscience que notre pays va très mal. Je souhaite mettre mon expérience au service de l’intérêt général en particulier en représentant mes compatriotes de cette 7ème circonscription où j’ai vécu près de 20 ans.
 
 
Être député de la 7ème circonscription, qu’est ce que ça représente pour vous? Quels sont vos liens avec cette circonscription/ce pays?

8 ans passés en Allemagne, 6 en Hongrie, 2 ans et demi respectivement en Autriche et en Roumanie ont créé des liens très forts avec cette partie de l’Europe où j’ai mes attaches familiales et amicales. Je n’aurais pas été candidat dans une autre circonscription.Le député est l’élu de la Nation mais il doit aussi représenter les intérêts de ses électeurs et favoriser les relations bilatérales entre la France et les pays de cette zone. Pour cela, il doit avoir une connaissance intime de ces pays. S’agissant de la Roumanie, j’ai dit le jour où j’ai cessé mes fonctions que je serai désormais un ambassadeur de ce pays en France. En étant député, ce rôle sera facilité.

 

Quelles sont vos 3 priorités/propositions parmi les problématiques concernant les Français vivant à l’étranger (emploi, fiscalité, éducation, culture, représentation, administration…) ?


L’éducation, la fiscalité et l’amélioration des services consulaires et de sécurité seront les trois priorités de mon mandat que j’ai déclinées sur le site www.philippegustin.eu.

 

Quel bilan portez-vous sur l’action du député sortant? Sur quel (s) plan (s) auriez-vous agi différemment ?

Le député sortant, sans doute parce qu’il était parachuté n’a pas pris la mesure de cette circonscription. Il n’a pas agi suffisamment par exemple dans le scandale de la réforme du collège qui a marginalisé l’enseignement de l’allemand créant ainsi des tensions avec notre principal partenaire européen. Il a par ailleurs voté tous les budgets de la législature et même s’il s’en défend, il est co-responsable du matraquage fiscal des Français de l’étranger avec l’instauration de la CSG/CRDS et de la baisse des moyens des lycées français ou des consulats.
 

Propos recueillis par Grégory Rateau (www.lepetitjournal.com/Bucarest) – Lundi 8 mai 2017

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